ipséité


ipséité

ipséité nom féminin (latin ipse, soi-même) Ce qui fait qu'un être est lui-même et non pas autre chose.

ipséité
n. f. PHILO Ce qui fait qu'un être est lui-même, ce qui est essentiel dans l'individualité d'un être.

⇒IPSÉITÉ, subst. fém.
PHILOS. Ce qui fait qu'une personne, par des caractères strictement individuels, est non réductible à une autre. Il n'est pas d'être sans « ipséité ». Faute d'« ipséité », un élément simple (un électron) n'enferme rien (G. BATAILLE, Exp. int., 1943, p. 130).
Prononc. : [ipseite]. Étymol. et Hist. 1840 (P. LEROUX, Humanité, t. 2, p. 860). Empr. au lat. scolast. ipseitas, dér. de ipse « [moi, toi, lui...] -même » (FOULQ.-ST-JEAN) d'apr. eccéité. Fréq. abs. littér. : 45.

ipséité [ipseite] n. f.
ÉTYM. 1815, Fabre d'Olivet, in D. D. L., puis 1840, P. Leroux; repris mil. XXe (1943, Sartre); lat. scolast. ipseitas, de ipse « soi-même ».
Philos. Caractère de l'être conscient qui est lui-même, soi-même et nul autre. || L'ipséité est un caractère fondamental de l'être qui se pense ( Ipse).
1 (C'est) la conscience dans son ipséité fondamentale qui permet l'apparition de l'Ego, dans certaines conditions, comme le phénomène transcendant de cette ipséité.
Sartre, l'Être et le Néant, p. 147 (1943).
2 L'homme pourrait enfermer l'être dans un élément simple, indivisible. Mais il n'est pas d'être sans « ipséité ». Faute d'« ipséité », un élément simple (un électron) n'enferme rien (…) L'atome lui-même, en raison de sa complexité relative, ne peut être déterminé « ipséellement ». Ainsi le nombre des particules qui composent un être intervient dans la constitution de son « ipséité » : si le couteau dans lequel on remplace successivement le manche puis la lame perd jusqu'à l'ombre de l'ipséité, il n'en est pas de même d'une machine, dans laquelle seraient disparus, remplacés pièce par pièce, chacun des éléments nombreux qui la formaient neuve : encore moins d'un homme (…)
Georges Bataille, l'Expérience intérieure, p. 108.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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